Tout le monde (ou presque) a entendu le conflit qui opposait le site russe All Of MP3 (Accéder à ce site) et les grands majors du disque. En effet, selon ces derniers, le site All Of MP3 propose le téléchargement (pour un prix dérisoire) des MP3 dont la légalité n'est pas prouvée. Ce site basé russe profite effectivement d'un vide juridique : il n'existe pas de lois russes concernant le paiement de redevances liées à la vente sur Internet de morceaux de musique. Voyons plus en détails cette affaire et pourquoi celle-ci relance le problème des prix des CDs audio.
... Pour lire l'article en entier, cliquez sur son titre.Selon le site Clubic.com : "Sous la pression de l'IFPI (International Federation of Phonographic Industry) et des maisons de disques, les transactions bancaires via Visa et MasterCard et donc l'achat sur le site d'AllOfMP3 sont déjà verrouillées dans certains pays. Mais pour la RIAA, cela n'est pas suffisant, l'association chargée de protéger les intérêts des grandes maisons de disques a donc décidé d'entamer une procédure judiciaire contre ce site. La RIAA réclame notamment 150 000$ par titre illégal " donc au total : 1650 milliards de $. Un coquette somme.
Le site a répondu : « la tentative des maisons de disques d'utiliser un cour de justice américaine contre AllofMP3.com est imprudente. AllofMP3 comprend que certaines maisons de disques portent plainte contre Mediaservices (société responsable du site) à New-York. Mais ces plaintes sont totalement injustifiées car Mediaservices n'est pas basé à New-York. Les maisons de disques sont libres de déposer des plaintes où elles veulent, même si tout le monde sait que AllofMP3 est totalement légal en Russie. AllofMP3.com prévoit de continuer ses activités en totale conformité avec les lois russes ».
Le site propose des nouvautés à des prix très bas. Par exemple : le single (3 titres) Lithium Pt. 2 du groupe Evanescence pour 0.53 $. Pour comparaison, à ce jour, ce CD est toujours en import à la FNAC pour 5 €.
Aujourd'hui, un CD original possède un prix qui est trop élevé. Chacun y va de sa marge. Ce qui est dommage, c'est que c'est l'artiste qui y gagne le moins.
En effet, selon un article apparut sur Derpsounf Music (Article complet ici) voici, en résumé, la répartition du prix d'un CD (nouveauté) :
"Sur les 20 € donnés au caissier, nous avons en fait donné en moyenne :
8,69€ à la maison de disque,
3,68€ au magasin et aux grossistes,
3,18€ aux artistes interprètes,
1,17€ aux paroliers et compositeurs
et enfin, 3,28€ pour la TVA de 19,6%.
Les maisons de disque prennent donc sans surprise la plus grosse part du gâteau, et c’est sans nul doute de leur part qu’un effort devrait venir. Dans un environnement numérique, leurs frais de promotion pourraient par exemple considérablement baisser, en utilisant Internet comme outil de marketing viral, ce qui aurait également pour le consommateur l'avantage (et non le moindre) de se voir proposer des oeuvres de meilleure qualité. On sait qu’une baisse du prix des CD crée une augmentation des ventes. Lorsque la FNAC a part exemple baissé les prix de certains CD, il s’en est résulté une augmentation des ventes de 500 à 1000% !"
L'Etat gagne plus que l'artiste et bien évidemment, la maison de disque est la grande gagnante. Pour moi, le prix d'un album devrait être de 12 € au grand maximum et sur internet il devrait être de 5 € (un peu plus que ce que propose le site All Of MP3).
Bien évidemment, les patrons de maison de disque devront baisser leurs prétentions (rouler en Porsche plutôt qu'en Ferrari) et l'Etat devra faire un effort. Ce qui est certain à ce jour, c'est que les ventes de disque n'augmenteront pas (ou très peu) même si tous les sites pirates sont fermés. En effet, la grande majorité des internautes achètent les CDs des groupes qu'ils aiment vraiment et téléchargent les autres. S'ils ne téléchargeraient pas, ils n'achèteraient de toutes façons pas les albums de ces artistes au prix d'aujourd'hui.
Les maisons de disque et les lois doivent s'adapter. D'ailleurs ces lois doivent s'adapter aux internautes et à la consommation et non aux désirs des maisons de disques (cf. la loi votée dernièrement par notre gouvernement).


